J’ai gardé sur le c½ur dans une poche secrète
Une photographie, une image muette
Qui bien souvent me parle Souviens-toi murmure t-elle
Souviens-toi de ce temps où tu rêvais à elle.
Et brisant leurs barreaux, surgissant du passé
Remontant les flots gris sur leur barque entassés
Les démons grimaçants, les fantômes hagards
Débarquent dans mon crâne et brouillent mon regard.
Et la très vieille flèche à la pointe rouillée
Par un dieu sans pitié fichée dedans mon c½ur
Remue dans la blessure, ranime la douleur
Que peu à peu je commençais à oublier.
Cette souffrance haïe, ô comme elle me manquait
Quand seul je marchais vers la garce efflanquée
Elle est comme la glace qui brûle et rafraîchit
Elle est comme la mort qui prend mais affranchit.
J’ai gardé sur le c½ur dans un jardin secret
Une photographie au parfum de regret
Qui bien souvent me parle Souviens-toi murmure t-elle
Souviens-toi de ce temps où tu rêvais à elle.
Avez-vous déjà ressenti, dans votre vie, cet intense désir de vengeance ? Avez-vous déjà, rien qu'une seconde, voulu mettre fin à vos jours ? Et avez-vous déjà été si triste que même les larmes ne suffisaient pas à exprimer votre malheur ? Si vous n'avez jamais vécu ces choses, vous ne pouvez pas comprendre mon mal-être.